Les insectes captent les énergies électromagnétiques

Où l’on comprend que les insectes utilisent les énergies électromagnétiques (orientation, détection des plantes malades…) Au microscope à balayage électronique on peut voir les « antennes » captant ces forces.

 

abeille

Vision ultraviolette de l’abeille, la fleur devient une cible

(Source image : Futura-Science)

 

 Voir aussi les PDFs téléchargeables sur le net :

 « Des abeilles, des oiseaux et des hommes – La destruction de la nature par l’électrosmog » de ULRICH WARNKE;

« La mission sacrée » de MATTEO TAVERA.

Pour plus de compréhension, retranscription ci-dessous du chapitre « Harmonie avec la nature » du livre « La vie secrète du sol » de PETER TOMPKINS et CHRISTOPHER BIRD.

 

Les insectes n’attaquent que les plantes affaiblies ou mourantes. HOWARD, ALBRECHT, WALTERS et bien d’autres spécialistes en agriculture l’ont prouvé. Reste à savoir comment ces petites créatures obtiennent ces informations. Comment savent-elle où aller? Et quand? Et vers quelle plante se diriger?

 

Aujourd’hui, grâce aux travaux de PHILIP S. CALLAHAN, un entomologiste ayant une connaissance approfondie des mystères des antennes radio et des radiations infrarouge, ce qui autrefois passait pour de la nécromancie a rejoint le domaine de la science. CALLAHAN a consacré sa vie à l’étude des habitudes et des modes d’habitation des insectes. Professeur d’Entomologie à l’université de FLORIDE à GAINESVILLE, également attaché au MINISTERE DE L’AGRICULTURE AMERICAIN, il a découvert que les insectes perçoivent parfaitement ce qui ce passent autour d’eux, car leur mode de communication se situe sur la bande infrarouge du spectre électromagnétique. Tout comme nous communiquons par l’intermédiaire des radars, des micro-ondes ou de la radio, les insectes utilisent différentes antennes, aussi sophistiquées que celles conçues par l’homme. Avec des organes des sens aussi sensibles, et l’emploi des infrarouges, les insectes peuvent détecter, même fort loin, la nourriture ou un partenaire. A l’opposé, grâce à ses mêmes infrarouges, on peut les piéger.

 

Ce n’est qu’en 1865 que SIR WILLIAM HERSCHEL, un astronome anglais, a découvert les infrarouges, les plus mystérieuses longueurs d’ondes électromagnétiques. Un peu plus longues que la plus grande longueur d’onde du spectre de lumière visible par l’œil humain, elles couvrent dix-sept octaves, seize de plus que la lumière visible, ‘terra’ très ‘incognita’ de quelque deux millions de fréquences. HERSCHEL avait placé le bulbe d’un thermomètre à mercure contre un prisme de couleur. A son grand étonnement, il constata que même si le jaune était la couleur la plus brillante, la plus chaude était le rouge. Il fut encore plus surpris, lorsque, retirant le thermomètre du spectre rouge pour l’amener juste au dessus, au delà de toute zone visible, il enregistra une température encore plus élevée. Ce rayonnement, qu’il nomma « lumière invisible », devait s’appeler, après plus d’un quart de siècle de controverse, « rayons infrarouges ». La plupart des propriétés de cette bande de fréquence sont encore tellement insondables, comme devait le découvrir PAT FLANAGAN avec les expériences menées par PAUL DOBLER sur les radiations produites par l’agitation de l’eau, qu’on en est venu à l’appeler la ‘bande x’. Pourtant, cette bande x est étroitement liée à la vie. Cette dernière en jaillie comme d’une source : la vie n’a pas besoin de lumière visible, mais seulement des infrarouge, ce qui explique la santé des créatures des grottes et des grands fonds marins qui n’ont jamais vu la lumière du jour.

 

Nous avons rencontré PHILIP CALLAHAN dans les faubourgs de WICHITA, dans un cadre aussi curieux qu’inattendu. Sur les plates prairies géométriques du KANSAS se dressait la réplique de la Grande Pyramide de Gizeh, aussi étincelante de bancheur que son modèle avait dû l’être des milliers d’années auparavant. A côté, excroissance sur un paysage lunaire, huit dôme géodésiques, conçus par BUCKMINSTER FULLER, émergeaient d’un tertre artificielle. Cet étrange complexe, centre de recherche et de médecine holistique, avait été fondé par OLIVE W. GARVEY, la veuve du milliardaire texan R.H. GARVEY qui avait fait fortune dans le pétrole et les céréales. A son origine, un psychiatre, HUGH D. RIORDAN. La pyramide faisait dix-huit mètres de côté à la base et onze mètres soixante dix de hauteur. Aucune installation électrique ou sanitaire, aucun équipement mécanique au-dessus du niveau du sol. La pyramide était utilisée pour les recherches sur les basses énergies, telles les pulsations magnétiques émises par le corps. Dans un des dômes géodésiques adjacents, CALLAHAN, également spécialiste des pyramides et des obélisques, a installé un laboratoire pour mesurer le rayonnement infrarouge au moyen d’un instrument très élaboré, le « spectromètre de FOURIER ». Inventé à CAMBRIDGE pour l’espionnage par satellite, l’instrument peut repérer et identifier les gaz d’échappement émis par les missiles et, s’il est logé dans un bombardier, détecter les rayonnements infrarouges des bâtiments, comme ce fut le cas lors du raid contre la résidence du colonel KADHAFI en LYBIE. CALLAHAN utilise cet instrument à des fins plus pacifiques : il analyse les longueurs d’ondes infrarouges émises par des molécules de différentes substances. « Le ciel nocturne, explique-t-il, est plein d’ondes électromagnétiques. Il foisonne de couleurs : bleu, rouge, orange et vert, provenant des milliers d’étoiles qui irradient notre atmosphère. Les divers rayonnements du spectre infrarouge et du spectre ultraviolet émis par les constellations sont réfléchis par notre soleil sur la surface de la lune qui nous les renvoie. Toutes ces fréquences du cosmos, des étoiles, du soleil, des planètes et de la lune, interfèrent avec des molécules se trouvant sur terre, en fonction de la fréquence reçus, de la taille et de la forme des antennes réceptrices des molécules. » Toutes ces expériences rigoureusement scientifiques, jetaient enfin quelque lumière sur la façon dont, sur terre, le fer pouvait être affecté par la planète Mars, ou l’étain par Jupiter.

 

CALLAHAN nous montra par la fenêtre panoramique une prairie limitée par des cotonniers sans feuilles : « Êtes-vous conscients qua dans ce demi hectare de terre, il y a autant d’insectes qu’il y a d’êtres humains sur tout le continent américain? Un insecte n’est rien d’autre qu’un satellite couvert d’antennes, comme un missile qui se déplacerait dans une mer d’ondes électromagnétiques. A certains moments de la nuit, les molécules gazeuses qui composent les multiples couches atmosphériques, stimulées, ont une intensité lumineuse très faible dans des nuances magnifiques de rouge, de vert, de tons proches de l’infrarouge, et de l’ultraviolet. Nos yeux ne peuvent les distinguer. Les cônes de notre rétines, si efficaces à la lumière du jour, ne fonctionnent plus en cas de faible intensité lumineuse. Mais les insectes eux, non seulement perçoivent parfaitement la lumière ultraviolette mais ils communiquent grâce aux infrarouges. » La communication dans le domaine des ondes infrarouges et électromagnétiques ne se borne pas au monde des insectes. CLEVE BACKSTER, dont les découvertes des modes de communications des plantes furent à l’origine de « LA VIE SECRETE DES PLANTES », a démontré depuis que les bactéries micro-cosmiques communiquent entre elles, même à distance. Le DR FRITZ ALFRED POPP, de l’université de KAISERSLAUTERN en ALLEMAGNE, a prouvé que les cellules individuelles font de même à l’aide de modulation du rayonnement électromagnétique. L’étude des bactéries au microscope électronique fait apparaître des rangées d’élément en forme de bâtonnets, très similaires aux sensillae des insectes. On sait que les anticorps reconnaissent et encerclent les micro-organismes envahisseurs, tandis que les enzymes recherchent et récupèrent les matériaux bruts pour les transformer en produits directement assimilables. Pour JULIUS REBEK JR., de l’université de PITTSBURGH, les molécules se piègent entre elles. Mais CALLAHAN va plus loin : selon lui, les éléments chimiques s’adressent des signaux électromagnétiques pour se trouver, se reconnaître et se rejoindre.

 

La preuve de cette « envolée de l’imagination » est fournie par les croquis extraordinaires des éléments dessinés par LEADBEATER et ANNIE BESANT, avec leurs pouvoirs « siddhi » surnaturels, dans leur livre OCCULT CHEMISTRY. Selon CALLAHAN qui les a analysé, les cornes, les piques et les ramures décrits par les deux théosophes sont les répliques, pour ne pas dire les modèles, des antennes sophistiquées qu’utilisent les hommes pour communiquer sur une gamme de très haute fréquences. Selon les calculs de CALLAHAN, les longueurs d’ondes propres à de telles structures atomiques microscopiques se situeraient dans les bandes des rayons X ou des ultraviolets. Enfin, les étranges affirmations de STEINER commençaient à se tenir. Selon lui, les éléments seraient doués de sensations – l’azote par exemple « sent » où se trouve l’eau – voire, à des fréquences supérieures, de pensée, ce qui sous-tend cette dernière pouvant très bien manipuler la matière infiniment petite. La théorie de STEINER et KOENIG, selon laquelle les bois de cerfs seraient des antennes captant les radiations cosmiques, redescend des étoiles pour entrer enfin dans le domaine rigoureux de la physique. Sous l’action de CALLAHAN – qui se considère comme un physicien à la manière de GOETHE – et grâce à une machine conçue pour l’espionnage par satellite, une grande partie du mystérieux discours de STEINER sur les « forces spirituelles du cosmos » devient scientifiquement respectable.

 

CALLAHAN était alors enfant. Il habitait dans l’Etat de NEW YORK, à MENANDS, un petit village entouré de bois et de champs près d’ALBANY, sur les bords de l’HUDSON. Déjà, il passait tout son temps libre à explorer la nature, lorsqu’il n’était pas plongé dans les livres sur les insectes et les oiseaux, en particulier les faucons. Sans rapport apparent avec cette dernière passion, il en avait une autre pour la toute récente technologie de la radio. Sachant que, si on pince une corde de piano, on peut faire résonner une corde de violon à l’autre bout de la pièce – à condition que les deux cordes soient réglées sur la même fréquence -, et que son poste à galène, faisait vibrer une antenne de réception accordée sur la même fréquence, fonctionnait sur le même principe, il pressentit une fonction essentielle de toute vie : LA COMMUNICATION SONORE. Cela devait le mener à une découverte capitale : il existe tout un monde de communication subtile, débordant de vie, dans l’obscurité de la nuit ou celle des grottes, de même qu’au sein de toutes les forces de la terre « privée de lumière ». Le jeune CALLAHAN se demanda alors si ses liens avec ses faucons ne reposaient pas sur le même principe. Etait-il en phase avec ses faucons? Etait-il possible que les espèces vivantes, insectes, animaux, êtres humains puissent communiquer les uns les autres grâce à des signaux électromagnétiques encore inconnus, similaire aux ondes radios?

 

Lorsque , à vingt-deux ans, pendant la Seconde Guerre Mondiale, CALLAHAN partit pour l’armée, son expérience lui valut d’être affecté à une école de radiotransmission. Puis il reçu l’une des affections les plus étranges jamais attribuées à un soldat lors du conflit : alors qu’on transportait des hordes de soldat depuis les terrains d’entrainement d’IRLANDE du Nord jusqu’aux bateau qui devait les conduire aux tête de pont en NORMANDIE, CALLAHAN fut expédié par jeep dans la direction opposée. Destination : la station radio MAGHERAMENA CASTLE RADIO RANGE, près du petit village de BELLEEK, à la frontière de l’ULSTER et l’IRLANDE. Il devait y rester jusqu’à la fin de la guerre pour mener ce que CHURCHILL appellera « la bataille des ondes ». Le Magheramena Range émettait alors toute une série d’ondes radio basse fréquence, « top secret », vers le nord à travers la lande sauvage de PULLAN, à l’est au delà du LOUGH ERNE et plus loin vers la baie de DONEGAL jusqu’à l’Atlantique. Grâce à ces ondes, les hydravions de la RAF chargés de grenades sous marines pouvaient s’élever au dessus de l’océan même sans visibilité, couler les sous marins allemands repérés par les gardes côtes de la RAF, avant de rejoindre leur base sains et sauf. En pleine mer, à plus de dix huit cents kilomètres, les avions utilisaient des radios compas pour rentrer dès la réception d’un signal émis depuis FARRANCASSIDY CROSS, près de BELLEEK. Parvenus à cent cinquante kilomètres des côtes, les avions passaient sur une fréquence de BELLEEK, jusqu’à ce qu’ils détectent le signal radio « Z », leur indiquant qu’ils se trouvaient juste au dessus de la station émettrice. Cette observation stricte des règles, alliée aux renseignements obtenus par le décryptage du super-code ‘enigma’ d’HITLER, permit aux avions alliés de repérer les sous-marins allemands au large des côtes irlandaises et de remporter la bataille de l’Atlantique.

 

Tandis que CALLAHAN regardait les hydravions Catalina revenir à bon port grâce aux ondes qu’il leur envoyait, il se rappela la manière dont les phalènes mâles se faufilent vers la femelle qui les attend, ou vers une plante maladive. Un jour de permission, alors qu’il passait près d’un pont sinueux au pied de la colline de PULLAN BRAE, CALLAHAN remarqua une phalène splendide au comportement étrange. Elle planait au dessus d’une plaque d’herbe, voletant et dansant comme reliée a un fil invisible. CALLAHAN s’approcha, et remarqua que cette phalène avait au moins une particularité : ses antennes était très courtes. Etonné par cette anomalie, CALLAHAN acheta dans une vieille librairie de LONDODERRY le livre THE BUTTERFLIES AND MOTHS OF THE COUNTRYSIDE, de F. EDWARDS HULME, illustré d’une splendide phalène connue sous le nom d' »Hépiale Fantôme ». Le livre expliquait que le mâle effectue ses vols sans but apparent au-dessus de lieux où les femelles de la même espèce, aux couleurs ternes, se cachent dans l’herbe attendant de pondre leurs œufs, de façon que les chenilles qui naissent puissent se régaler des racines de pissenlit et d’orties. Mais, se demandait le jeune soldat, comment le mâle savait-il qu’une femelle s’y trouvait? Existait-il entre eux un signal analogue au signal « Z » de MAGHERAMENA CASTLE? Les antennes de la phalène étaient-elles des instruments de réception ou d’émission de signaux sur des fréquences particulières du spectre électromagnétique encore ignorées de la science? La station de BELLEK envoyait des ondes radios par l’intermédiaire d’ondes porteuses, réglées de façon à être captées par un récepteur muni d’antenne. Mais l’onde porteuse elle-même était muette; pour transmettre un message, elle devait être activée par la voix ou par un code.

Mais qu’est ce qui guidait la phalène? La réponse à la question de CALLAHAN allait prendre la moitié de sa vie. Lorsqu’il se rendit à HIROSHIMA quelques mois après sa destruction par la bombe atomique, CALLAHAN s’intéressa aux interactions des radiations avec les choses vivantes. Dans le sillage de l’holocauste nucléaire, la science semblait partiale; elle ne s’occupait que des radiations dangereuses du point de vue biologique et des dangers des émissions à hautes fréquences, celles situées à l’extrémité le plus élevée du spectre électromagnétique, correspondant aux ultraviolets, aux rayon X, aux radiations bêta et gamma. Personne ne semblait se préoccuper de l’autre extrémité, du côté des basses fréquences de la bande extrêmement étroite de lumière visible pour les humains, allant jusqu’aux infrarouges, ces très longues ondes qu’il avait utilisées pour guider le retour des avions en IRLANDE, et au-delà jusqu’aux mystérieuses fréquences extra-basses (ou « ELF », extra low frequencies) dont on devait plus tard découvrir qu’elles ont émises par le cerveau à des fréquences de mille cent hertz, et qui produisent sur les organismes vivants toutes sortes d’effets, tant salubres que mortels.

 

Toujours près pour l’aventure, CALLAHAN entreprit un long voyage à pied à travers la CHINE, la THAILANDE et la BIRMANIE, jusqu’en INDE. De là, il s’engagea comme chauffeur sur un remorqueur de haute mer qui le conduisit jusqu’au golfe PERSIQUE et dans le port de BASSORA, en IRAK. Il était loin de se douter que dans le désert, il découvrirait un nouvel indice concernant l’énigme des insectes et des infrarouges. En se promenant devant la BASRA PETROLEUM COMPANY, tandis qu’il regardait les gaz enflammés qui jaillissaient des torchères des champs pétrolifères, il se rendit compte qu’il marchait sur des milliers de cadavres d’insectes. Cela lui rappela un passage du livre de W.J. HOLLAND « MOTH BOOK » sur la disparition d’une phalène « provoqué sans aucun doute par la double influence de la lumière électrique, qui détruit des millions d’insectes qu’elle attire, et des puits de pétrole et des hauts fourneaux qui en absorbent des millions d’autres dans leurs flammes perpétuelles ». Ramassant une poignée d’insectes desséchés, CALLAHAN les tria par taille et par espèce : phalènes, coléoptères, mouches, guêpes et abeilles; il était perplexe : était-ce vraiment la lumière qui avait provoqué leur mort? Ou bien s’agissait-il de quelque autre piège mystérieux? Il remarqua que la plupart des insectes ne volaient pas vers les flammes, mais tournoyaient dans l’air nocturne à la lisière du champ lumineux. Si la lumière visible était la véritable cause de cette folie suicidaire, pourquoi les insectes ne volaient-il pas en direction du soleil ou de la lune? Et pourquoi la danse des hépiales fantômes irlandais ressemblait-elle tant à la danse frénétique des phalènes condamnées du puits de pétrole de BASSORA? Sur la rive orientale de la MEDITERRANEE, il embarqua pour BARI, dans le sud de l’ITALIE. Il fit une excursion dans les collines de MURGIE, en APULIE, et campa près d’un ancien relais de chasse, le CASTEL DEL MONTE, où l’empereur FREDERIC II, un savant renommé, avait dressé ses faucons pour la chasse. Tandis que CALLAHAN tenait son journal, écrivant à la lumière d’une grosse chandelle, une petite phalène brune s’éleva vers la chandelle, attaquant à plusieurs reprises la lumière tremblotante. D’abord elle se brûla les ailes, puis elle plongea droit dans la flamme. Le comportement irrationnel des phalènes lui rappela le poème de THOMAS CARLYLE, TRAGEDY OF TE NIGHT MOTH, qui attribuait les actions suicidaires des phalènes à un amour passionné. Mais l’entomologiste français JEAN-HENRY FABRE considérait leur attaque de kamikaze vers les flammes comme un désir de « tuer » la flamme. Pourtant, aucune des deux théories ne satisfait CALLAHAN.

 

C’est à bord d’un cargo, le MARIA C., assurant la liaison NAPLES – PHILADELPHIE via ALGER, que CALLAHAN eut une nouvelle révélation. Cette fois ci, il travaillait sur le pont, profitant de la brise. Au beau milieu de la MEDITERRANEE, un étrange oiseau au plumage bigarré et surmonté d’une grande crête surgit de nulle part. A son bec courbé vers le bas, CALLAHAN reconnut une huppe. Au crépuscule, quand on alluma les lumières près des portes, CALLAHAN fut surpris de voir des essaims d’insectes danser autour de la lumière de la porte étanche menant aux cuisines. Les essaims s’étaient tous rassemblés autour de cette lumière, et seulement autour de celle là. De son perchoir en bout de vergue, la huppe plongea à travers la semi obscurité, saisit une phalène, et l’avala; elle poursuivit ce manège, happant peu à peu tout les insectes autour de la porte éclairée. CALLAHAN avait fait partie du quart qui, la veille, avait repeint cette porte. Il comprit alors que seule différence entre « la porte de la huppe » et les autres portes, que les insectes dédaignaient, était la peinture fraîche. Les coléoptères et les phalènes voletaient devant cette porte, se posant de temps en temps sur le métal grossièrement peint ‘tout en faisant vibrer leurs antennes’ sur le métal. CALLAHAN demeura perplexe. Qu’avais donc cette porte de si particulier qui attira ainsi les insectes? Il remarqua alors que la peinture dégageait une faible odeur de banane, un peu comme le vernis à ongle de sa mère. HOLLAND avait décrit l’attirance des phalènes pour des bananes fermentées et expliqué comment il les avait piégées par un mélange de bière et de banane. CALLAHAN remarque également que, curieusement, les phalènes n’envahissaient pas toute la porte; seule la partie éclairée était couverte d’insectes. Pourtant, si la lumière seule les attirait, pourquoi dédaignaient-elles les parties éclairées des autres portes du bateau? Ce qui les attirait semblait bien être le mélange de lumière et d’odeur de banane. Quelle que fut l’énergie produite par ce mélange, les insectes semblaient y répondre, non pas avec leurs yeux ou leurs sens olfactifs, comment l’affirme certains entomologistes, mais avec leurs antennes vibrantes. Peut-être la lumière du bateau chauffait-elle la porte, faisant osciller les molécules odorantes de peinture, comme des petits transmetteurs de rayonnements infrarouges? C’était bien ainsi que le soleil était sensé fonctionner : en agissant par ses rayons infrarouges sur tout les gaz de l’atmosphère, au niveau moléculaire, leur fournissant de l’énergie qu’ils réémettent telles de minuscules stations radio. La lampe était-elle un soleil à basse énergie, et l’odeur de la peinture un gaz? Si c’était le cas, qu’elle était leur mode de fonctionnement, et pourquoi affectaient-ils les phalènes?

 

Au delà des ondes radio, plus haut sur le spectre, viennent les émissions à très haute fréquence qu’utilisent les radars de navigation. Ces ondes sont reçues grâce à des antennes en forme de disques. A une fréquence plus élevée encore que les ondes radar, on trouve les micro-ondes, employées dans les communications téléphoniques à longue distance. Elles sont émises et reçues par des antennes qui doivent leurs nom de ‘cors’ à leur forme évoquant des cuivres, en particulier la trompette. Encore plus haut sur le spectre, se trouvent les rayons de lumière visibles détectables non par des systèmes métalliques mais par les cônes et les bâtonnets de la rétine de l’œil, lesquelles permettent à l’homme de voir ce qui l’entoure tant qu’une source de lumière l’éclaire. Juste au delà de ces fréquences, les ultraviolets, que peuvent facilement capter les yeux à facettes des insectes (sorte d’antennes raccourcis et rondes) permettent à ces derniers de « voir » le monde nocturne, ce qui est refusé aux êtres humains. Entre la bande des fréquences captées par les antennes métalliques et celle perçue par les capteurs visuels des humains et des insectes existent les fréquences, encore peu exploré, du domaine des infrarouges. Pour les comprendre, une connaissance approfondie non seulement de la structure des antennes, mais également de la physique optique, est nécessaire. Tout comme à l’époque de DOBLER (dix ans plus tôt), lorsque CALLAHAN s’intéressa au problème, on n’avais pas encore trouvé de récepteurs à même de capter ces fréquences infrarouges l’éther. Mais pour CALLAHAN qui avait observé dans le monde entier le comportement des insectes, les antennes de ces derniers lui semblaient fonctionner comme si elles recevaient d’étranges signaux les guidant vers l’objet recherché : nourriture, partenaire sexuel ou, plus tragiquement, le feu. Pour percevoir ces signaux, à la différence des rayonnements à haute fréquence, il fallait des antennes non métalliques, isolées, constituées en corne ou en cire.

 

Or, si les antennes des insectes, comme CALLAHAN commençait à le supposer, étaient vraiment des capteurs sélectifs de signaux infrarouges, on pourrait reproduire ce système avec des transmetteurs fabriqués par l’homme et ainsi contrôler les allées et venues des insectes, notamment de ceux nuisible à la végétation. Cela permettrait d’éviter l’emploi des pesticides chimiques. Aucun entomologiste n’avait abordé ce problème, sans doute parce que sa solution exigeait des connaissances approfondies, non seulement du comportement des insectes, mais aussi une description très précise de leur morphologie, de leur structure physique, et de la chimie, ou de l’organisation chimique de leurs antennes. La tâche demandait également des connaissances dans d’autres domaines, notamment en électricité. Et la plupart des savants, sûrs d’eux tant qu’ils se cantonnaient dans leur spécialité, se refusaient en revanche à entreprendre de telles recherches.

 

CALLAHAN entreprit d’étudier au microscope les antennes de certains lépidoptères qui s’attaquaient aux récoltes. Il s’intéressa tout spécialement à l’un d’entre eux, la teigne des grains, connues pour ravager le maïs, le coton, les tomates et bien d’autres cultures. Selon les estimations cette teigne aurait engendré des pertes se chiffrant en milliard de dollars. Il arriva péniblement à faire la mise au point sur les minuscules épines des antennes de la teigne. Il faudrait pourtant attendre quinze ans pour que, suffisamment sûr de lieu, il se décide à publier les résultats de ses recherches, minutieusement illustrés, et décrivant en détail la complexité du système microscopique de communication dans la bande infrarouge. Les antennes des phalènes ressemblent beaucoup aux antennes de télévision, avec de longues branches ou épines recevant les ondes longues, les courtes des extrémités captant les ondes courtes. Elles sont organisées selon un schéma logarithmique (les branches sont plus rapprochées à mesures qu’elles sont plus courtes). On peut en conclure que la nature ne suit pas seulement un système géométrique, mais emploie également un raisonnement mathématique. Alors que ses travaux était en cours de publication, on inventa à l’université de CAMBRIDGE en ANGLETERRE, une petite merveille technologique : le microscope à balayage électronique. Dès que le premier exemplaire arriva aux ETATS-UNIS, CALLAHAN se précipita avec ses spécimens de teignes des grains en CALIFORNIE où l’appareil avait été livré. Il constata avec un immense plaisir que, grâce aux puissances de grossissement et de résolution bien supérieurs à celles de son microscope, l’image obtenue des antennes et de leurs sensillae corroborait exactement les dessins qu’il avait fait. Ce qui lui avait demandait quinze ans d’effort pouvait maintenant se faire en quinze jours.

 

Insecte 1

 

Nommé à l’université de LOUISIANE à BATON ROUGE, CALLAHAN put profiter de ses excellents laboratoires et équipements; c’est ainsi qu’il découvrit que la teigne femelle, lorsqu’elle s’éveille de son repos diurne, a un comportement étrange : projetant ses antennes vers l’avant, elle étend ses ailes et les fait vibrer à une vitesse telle qu’on distingue à peine le mouvement. Cette vibration a pour effet d’augmenter sa température corporelle de quatre degrés au-dessus de la normale, qui est de seize degrés. C’est cette élévation de température qui, la nuit, attire les mâles. Au fur et à mesure que la femelle s’échauffe, elle commence à émettre des ondes dans la bande infrarouge. Avec un instrument sophistiqué, le bolomètre, CALLAHAN put facilement percevoir les signaux émis par la teigne, aussi facilement que s’il se fût agi d’une luciole. Le fait que ces signaux codés soient émis par les battements d’ailes de la teigne – comme un phare segmentant un rayon lumineux pour envoyer des messages depuis la passerelle d’un bateau – le confortait dans son idée que la teigne envoyait un ‘message spécial de navigation’. A l’aide d’un oscilloscope, CALLAHAN mesura l’intensité et l’amplitude du signal tout autour de la teigne. Il put ainsi déterminer la position de l’insecte dans l’espace et savoir si un mâle détecteur se trouvait au-dessus d’une femelle émettrice. Mais quelles que soient les caractéristiques de ces signaux infrarouges modulés, c’était des signaux de navigation. Pour CALLAHAN ce n’étaient pas des signaux d’attraction. Un mâle ne serait attiré par ce signal particulier que si un autre message lui apprenait qu’il provenait d’une femelle, de son espèce et prête à s’accoupler avec lui.

 

Tel un détective à la recherches d’indices, CALLAHAN commença à étudier la forme des antennes des teignes. Il compara les antennes mises au point par l’homme à celles des insectes. Il en arriva à la conclusion que chaque type d’antenne conçu par les ingénieurs se retrouvait, à échelle réduite, dans le monde des insectes. Ces derniers avaient précédé l’humanité ! Les études au microscope et les photos que CALLAHAN en avait tirées révélaient un monde de détails. L’aphide des pêchers (un puceron) sur une tige de desmodie avait des capteurs en forme de dôme sur ses antennes, entourés d’épines courbes. Les épines des antennes d’une tordeuse à rayures rouges se dressaient comme les piquets d’une barrière. Une espèce de mouche des galles, appartenant à la vaste famille des cécydomies, qui détruit le blé dans le MIDDLE WEST, à des épines en forme de boucle. La guêpe à dos jaune a des sensillae pyramidales et hélicoïdales plissées, qui ne sont pas sans rappeler les antennes directionnelles en boucle. CALLAHAN constata que le plissé des antennes servait à amplifier le signal reçu. Il remarqua avec étonnement que les antennes conçues par les ingénieurs selon un schéma de principe à espacement logarithmique avaient en fait été déjà créées par les insectes !

Insecte 2

 

Mais ses collègues entomologistes ne cessaient d’exprimer leurs désaccord avec les idées de CALLAHAN. Comme chacun sait, expliquaient-ils, pour que les épines des insectes puissent capter les fréquences de la bande infrarouge et agir comme des récepteur radio, il faudrait que les longueurs d’ondes soient cohérentes, de même que les chevaux d’un escadron de cavalerie doivent aller côte à côte, et non dans toutes les directions comme le font les insectes à proximité d’une ampoule électrique. Sans cette cohérence, il était selon eux impossible que les antennes des insectes se règlent sur la bonne fréquence et résonnent au signal reçu. Comme ses collègues et la majorité des universitaires préféraient s’en tenir à la conception que seul des substances chimiques pouvaient défendre efficacement les cultures contre les insectes, CALLAHAN démissionna de son poste à l’université. Engagé par le DR H.C. COX, directeur du US AGRICULTURAL RESEARCH SERVICE’S SOUTHERN GRAIN INSECT LABORATORY, à TIFTON en GEORGIE, il constata que ses nouveaux collègues de travail étaient entièrement d’accord avec lui sur le fait que les produits chimiques ne font que détruire l’écologie.

 

Insecte 3

 

De retour en IRLANDE, CALLAHAN fit une autre découverte sur les insectes et les radiations infrarouges. Revenant d’une promenade à CORAGH PATRICK, la montagne sacrée de l’IRLANDE, il s’arrêta dans un pu où se produisait un ténor. Alors que ce dernier interprétait une complainte de l’IRA intitulé THE SIEGE OF VENICE, CALLAHAN remarqua une petite phalène virevoltant autour du chanteur, juste au-dessous de l’unique lampe, et au-dessus d’un verre de Guinness. Le chanteur agacé par la phalène, essayait vainement de l’attraper, mais l’insecte l’évitait et reprenait son manège au-dessus de la pinte de bière. Pourquoi, se demanda CALLAHAN, la phalène ne monta pas en spirale vers la lampe, un ne descendait-elle pas vers la bière? Au lieu de rester devant le chanteur comme tenue par une force invisible, rappelant le comportement de cet hépiale fantôme, si longtemps auparavant, à PULLAN BRAE?

 

Puis, enfin,  l’évidence lui apparut : les molécules sortant de la bière étaient énergisées par la lumière de la lampe, tandis que leur amplitude augmentait sous l’effet de la voix du chanteur, ce qui les conduisait à emmètre des rayons infrarouges, tel des jets de laser. Avec ses antennes, la phalène captait ces radiations qui l’attiraient et l’emprisonnaient dans un tourbillon fixe.

 

Une promenade dans le DEVONSHIRE, dans la contrée sauvage de DARTMOOR, où le chien fantôme des Baskerville sème la terreur dans le roman angoissant de Sherlock Holmes, devait lui apporter un nouvel indice. S’étant arrêté pour déjeuner près de WATERN TOR, l’un de ces amas de pierres que les vents rigoureux de l’hiver sur la lande ont battus et sculptés, il remarqua un nuage de petits insectes voletant dans le ciel au-dessus de la butte, une danse qu’aucun entomologiste ne pouvait expliquer. Amateur de varappe, CALLAHAN escalada la pente rade de la butte jusqu’au sommet de la roche noire chauffé par le soleil. En redescendant, il perçut un brouillard mystérieux, plein de senteur de bruyère, de lin des marais, des mousses et des lichens de la lande environnante. Une idée lui vint alors à l’esprit : tandis que les senteurs flottaient au-dessus de la butte, les rayons chauds émis par la roche devaient courber et faire tournoyer leurs molécules. Elles oscillaient donc sur des fréquences infrarouge inconnues. S’il avait des « yeux sensibles aux infrarouges », pensa-t-il, il aurait reconnu ces « couleurs » infrarouges, aussi facilement détectable par une antenne d’insecte appropriée que le sont les couleurs visibles par l’œil humain. Les insectes qui tournoyaient au dessus de la butte n’étaient-il pas attirés par les couleurs des vapeurs infrarouges provenant des molécules odoriférantes des plantes, stimulées à leur tour par la chaleur de la masse rocheuse? Ces couleurs émettaient des ondes sur des fréquences précises tout comme des satellites poussés par le vent. Les antennes des insectes pouvaient-elles capter des fréquences aussi faibles? La certitude de CALLAHAN ne faisait qu’augmenter : ces fréquences existaient, et les insectes se tenait à l' »écoute » de ces fréquences? Mais comment y parvenait-il?

 

Le DR E.R. LAITHWAITE, ingénieur électricien à la LONDON IMPERIAL UNIVERSITY, et collectionneur passioné de papillons et de phalènes, partageait les vues de CALLAHAN sur la fonction des antennes des insectes. Lors d’une promenade à la campagne, LAITHWAITE avait remarqué des lépidoptères mâles volant avec le vent vers les femelles. Sachant que, de toute évidence, les soupirants ne poursuivent pas toujours l’objet de leurs désir dans le sens du vent, il en conclut que les insectes n’étaient pas attirés par une senteur, mais par un signal électromagnétique omnidirectionnel qui ne pouvait en aucun cas être affecté par le vent. Une opinion qui ne devait pas plaire à KETTLEWELL, éminent entomologiste qui avait découvert que les insectes femelles attirent les mâles en émettant des nuages d’hormones, les phéromones (du grec pherein, « porter », et hormon, « exciter »). KETTLEWELL riposta que cette idée de communication électromagnétique chez les insectes n’était que du baratin et que seules des molécules odoriférantes pouvait les faire réagir, sexuellement parlant. Pour tenter de concilier ces deux points de vue, un chimiste organique, le DR R.H. WRIGHT, affirma que les insectes pouvaient identifier les molécules odorantes grâce à ce qu’on appelle des fréquences osmiques, qui se trouve très probablement dans la partie infrarouge du spectre. Mais leur mode d’action demeure mystérieux. En fait le conflit opposé un entomologiste pour qui les antennes détectaient des senteurs, un ingénieur électricien pour lequel elles détectaient rayons infrarouge, et, en troisième lieu, un chimiste organique pour qui elles détectaient les rayons infrarouges d’après les senteurs. Pour CALLAHAN, chacun des trois avait en partie raison.

 

De retour dans son laboratoire de TIFTON, il se plongea à nouveau dans sa littérature scientifique. Il découvrit que le DR WRIGHT et lui-même n’étaient pas les seuls à penser que les insectes pouvaient percevoir les rayons grâce aux molécules vibrantes. Déjà en 1892, C.V. RILEY, un entomologiste reconnu, avait suggéré que les insectes communiquaient avec leurs antennes par télépathie : « Cette capacité ne semble ni dépendre de l’odorat, ni de l’audition, mais plutôt de certaines vibrations subtiles dont la nature exacte nous est aussi difficile à comprendre que celle de l’électricité. » Les réflexions de RILEY furent suivies, en 1936, de celles du journaliste et poète SUD-AFRICAIN EUGENE MARIAS qui, dans son ouvrage, devenu un classique, THE SOUL OF THE WHITE ANT, décrit comment un termite femelle, après avoir trouvé un endroit qui lui convienne, prend appui sur ses pattes de devant et soulève les trois quarts de la partie arrière de son corps. Il va se figer ainsi comme une statue. A la question : « Que fait-elle? », Marias avait fini par répondre : « Elle envoie des SOS radio dans l’infini. » MARIAS croyait aussi que le signal pouvait être produit par une senteur, mais tout en précisant cette notion : « Lorsqu’on parle de senteur, on doit aussi penser aux ondes de l’éther. Il est faux de dire que les parfums sont constitués de gaz ou de substances microscopiques. Le parfum n’est pas seulement une substance physique. On peut parfumer une grande pièce pendant dix ans avec quelques grains de musc, leurs poids en demeurera inchangé. » Plus rien ne fut publié sur ce sujet jusqu’en 1949, losqu’un ingénieur électricien, G.R.M. GRANT, publia un article dans les AUSTRALIAN PROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF QUEENSLAND, où il émit l’hypothèse que les « puits » sensoriels qu’il avait observé sur les antennes des insectes pouvaient être des résonateurs de rayons infrarouges.

 

Insecte 4

 

Inspiré par les conclusions de GRANT, CALLAHAN commença à chercher chez les insectes des schémas comportementaux montrant qu’il existait à la fois une perceptions infrarouge et olfactive à la base de toute communication. Ses recherches confirmèrent ses hypothèses : les insectes « sentent » les odeurs électroniquement, en se réglant sur la fréquence des rayons infrarouges émis à la fois par les senteurs sexuelles et par les plantes qu’ils désirent comme nourriture. Mais il lui restait à le prouver. En partant du principe que tout savoir, même ancien et souvent rejeté avec mépris par les jeunes chercheurs, pouvait avoir une certaine valeur, CALLAHAN construisit se qu’il appela sa « machine russe à infrarouge », un instrument qui avait été conçu en 1924 par un chercheur, le DR GLAGOLEVA ARKADIEVA, pour détecter les infrarouges.

 

Lorsqu’il mit ses phalènes devant la machine, leur excitation ne connut aucune limite. Croyant que les émissions infrarouge étaient issues d’un « vrai partenaire », les femelles tentèrent de pondre des œufs et les mâles de s’accoupler avec la machine, CALLAHAN tenait ainsi la preuve de ce qu’il avançait. Toujours avec la même machine, mais en émettant sur des fréquences différentes, CALLAHAN put déterminer que les plantes malades émettent des signaux qui révèlent aux insectes leur mort imminente. Voilà pourquoi les plantes saines n’ont rien à craindre des insectes ! Enfin, on commençait à comprendre le comportement amoureux des lépidoptères !

 

La femelle émet ses molécules de phéromones, lesquelles sont transportées par le vent en un nuage léger comme une plume. Le mâle, qui vole dans ce nuage de phéromones, à l’aide des sensillae des ses antennes, capte électroniquement les signaux infrarouges émis par les molécules odorantes. S’il s’éloigne trop du centre émetteur, le signal faiblit à mesure que la concentration d’hormone se dilue. Il doit donc voler à nouveau à l’intérieur du nuage, tel un hydravion suivant un signal radio. Deux  phénomènes aident le mâle à se diriger : la température et la densité des molécules de phéromones. Plus il est loin de la femelle, plus les phéromones sont froides et dispersées, donnant des signaux plus faibles et de plus courte durée, que le mâle capte avec ses sensillae les plus courte. Plus il se rapproche, plus les phéromones sont chaudes et concentrées, émettant des ondes plus longues qu’il capte avec ses sensillae les plus longues. Le mâle a aussi la possibilité de moduler la senteur qui flotte dans l’air : il fait vibrer ses antennes sur des fréquences audio pour amplifier le signal. Tout les insectes vibrent quand ils se déplacent. Chaque espèce a sa fréquence propre, les abeilles à 500 Hz, les phalènes à 60, les fourmis à 20. Cela permet à la phalène mâle d’amplifier le signal de la femelle avec ses propres vibrations. Quand il s’approche de son objectif, le signal atteint son maximum, et ce phénomène de résonnance l’avertit qu’il est juste au dessus de la femelle qui l’attend. De même, les phalènes se règlent sur les fréquences émises par des plantes spécifiques destinées à nourrir leurs larves. Plus la plante est malade, plus l’odeur est forte et il est facile pour la phalène de tomber sur sa proie.

 

Dans un chapitre de son livre TUNING INTO NATURE intitulé « Un plan pour le contrôle des insectes », CALLAHAN fit observer que ses prédictions en ce qui concerne les diverses caractéristiques des phéromones, flottant dans l’air et émettant des infrarouges, ouvrent une voie nouvelle pour affronter les insectes nuisibles. Si on parvenait à constituer un groupe d’entomologiste astucieux, d’ingénieurs spécialisés, de chimistes organiques et physiciens, on pourrait, moyennant bien sûr la contribution de morphologistes, « produire des émissions suffisamment puissantes pour attirer les insectes ou brouiller leurs systèmes de communication à grande distance. » Un tel système serait une aubaine pour les agriculteurs ! Au lieu d’acheter des insecticides, ils pourraient louer des émetteurs miniaturisés pour piéger les insectes ou brouiller les fréquences des phéromones, empêchant ainsi l’accouplement. Les fabricants d’insecticides pourraient se reconvertir dans la production de composants chimiques servant à la fabrication d’émetteurs à circuits intégrés, voir celle des émetteurs eux même. Et si, comme l’affirmaient les francs-maçons fondateur de l’Etats Américains  » il y a un couvert pour chacun à la table de la vie », pourquoi n’y aurait-il pas de place pour les insectes? Il en existe des milliers d’espèces, seule une minorité est nuisible à l’homme et aux plantes. Les autres assurent des fonctions vitales multiples et variées, animant le sol, polonisant les espèces et, selon STEINER, entretenant un lien vital avec les fréquences des esprits de la nature, en particulier ceux du feu, qu’il voit si étroitement liés aux insectes.

 

D’après CALLAHAN, tout changement par rapport au système actuel d’éradication des insectes nuisibles, archaïque, mortel, non discriminatoire, ne peut être bénéfique. Ce nouveau type de contrôle qui consisterait à attirer les insectes l’un après l’autre, et seulement certaines espèces bien déterminées, présenterait en outre un nouvel avantage primordiale : une fois le traitement terminé, et à l’inverse des poisons chimiques, il ne laisserai aucune séquelle. Dans son laboratoire de géodésie à Wichita, et à l’aide de son nouveau spectromètre à infrarouges, CALLAHAN nous fit un e démonstration scientifique des corrélations entre la physique et la métaphysique, prouvant la justesse de de la sagesse des Védas. Dans le faisceau des infrarouges, canalisé par des miroirs,  CALLAHAN entonna le son des mantra hindous, « AUM », le répétant à plusieurs reprises. Puis il présenta le résultat sur l’imprimante de son ordinateur : les effets de son mantra qui apparaissaient clairement sous la forme d’une série de pics sur le graphique. « Au dessus de la ligne zéro, l’énergie infrarouge est émise par les molécules agitées par ma voix. En dessous il y a absorption d’énergie. Quand les molécules libérées par mon souffle sont énergisées, elles émettent des pics de radiations infrarouges, un peu comme un laser. De même que votre poste de radio capte une symphonie proposée par votre station préférée, cette machine capte la fréquence de rayonnement des molécules et peut en identifier la fréquence. Si vous connaissez la fréquence d’un atome, vous pouvez repérer sur le graphique sa présence et son intensité. Ici, par exemple, c’est de l’oxyde de carbone. » Il mit en marche son imprimante. « Tout ceci prouve le pourvoir extraordinaire du mantra. Plus vous le récitez, plus vous débarrassez votre corps du gaz carbonique. Regardez !  Cela vous mène à un état de conscience modifié. Le mantra fait vibrer les molécules de votre haleine qui dégagent des rayons infrarouges énergisés. Ces derniers doivent être captés par vos points d’acupuncture et renvoyés vers le corps, ce qui provoque une modification de la chimie du corps affectant l’haleine, laquelle, à nouveau, affecte la conscience. Plus vous psalmodiez, plus vous ressentez ce changement en vous. » Il éclata de rire et nous proposa d’essayer, en nous promettant des résultats analogues.

 

Quand nous avons demandé pour quel autre type de recherche la machine était employée dans ce centre de médecine holistique, CALLAHAN nous surprit avec un agrandissement du virus du Sida. De la sorte il espère trouver un moyen de le reproduire, ce qui permettrait, en brouillant le signal du virus, d’en neutraliser les effets. On pourrait alors faire passer le sang du malade par une machine qui se présenterai comme un appareil à dialyse et, avec un peu de chance, la maladie serait neutralisée. « Ce qui est bizarre, disait CALLAHAN en nous raccompagnant à notre voiture, c’est le nombre de découvertes importantes qui restent ignorées pendant des années, voire des siècles. L’autre jour, j’ai eu une belle surprise en parcourant les œuvres de JOHN TYNDALL, un génie irlandais du XIX siècle totalement tombé dans l’oubli. J’y ai trouvé un point ignoré dans l’histoire de la science. Un chapitre décrivait la manière dont les molécules de parfums, comme le patchouli, le bois de santal, les clous de girofle, la lavande,… absorbent les rayons infrarouges. L’œuvre de TYNDALL embrassait toute une branche nouvelle de la science : la spectrophotométrie infrarouge. Pourtant, si TYNDALL a découvert les effets bénéfiques de la pénicilline quatre vingt ans avant FLEMING, s’il était aussi sur le point d’inventer le laser cent ans avant tout le monde, il est demeuré totalement ignoré des chimistes et des physiologistes de l’odorat. Dans l’ENCYCLOPEDIA BRITANNICA, on dit que son succès « … est dû beaucoup plus à sa personnalité et à sa capacité à simplifier les choses difficiles » qu’à ses recherches personnelles »

 

CALLAHAN, en plus des œuvres de TYNDALL, s’est beaucoup inspiré de celles de ROBERT LOYD PRAEGER, un historien gallois. CALLAHAN considère son chef-d’œuvre sur l’histoire et la topographie de l’IRLANDE, THE WAY I WENT, comme un « guide pratique de l’âme de tout un pays ». Cela devait l’emmener à une découverte aussi monumentale que celle des modes de communication des insectes : la preuve de l’influence bénéfique sur l’agriculture des radiations venant de l’espace intersidéral. Cette découverte, consécutive  à ses recherches entomologistes, apportait une confirmation scientifique à l’existence des forces cosmiques décrites par STEINER, et concordait avec la théorie discréditée de JULIUS HENSEL selon laquelle les roches « animées », bien que muettes, peuvent nous aider à éradiquer les substances toxiques que l’industrie déverse généreusement dans notre environnement.

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